Bandeau Indymedia Toulouse
Indymédia

publiez

Indymedia Toulouse est un site à publication libre de convergence militante. N'hesitez pas à publier !

recherche galerie photos / images
Ressources sonores Ressources video
Documentation

Indymedia Toulouse la fin ?

Document sans nom

Indymedia Toulouse, c’est une longue aventure !

Indymedia Toulouse a beaucoup d’ami(e)s et aussi quelques détracteurs fidèles, ceux qui nous traitent de sionistes à longueur de messages et qui se considèrent plus palestinien que les palestiniens..., ceux qui roulent pour eux même et qui poste des messages proche de la délation...

Indymedia Toulouse c’est avant tout un média libre qui relaie les luttes locales, nationales et internationales.

Indymedia Toulouse est géré par des modérateurs bénévoles et militants, qui veillent au grain pour ne pas laisser passer de la prose raciste, sexiste ou autres théories nauséabondes. Ils veillent aussi aux provocations diverses pour faire fermer le site ou nous envoyer devant les tribunaux..., à milles lieux des préoccupations des simples utilisateurs...

Indymedia Toulouse s’arrête ! momentanément ?, pour rebondir ? Besoin de souffler alors que les luttes ne s’arrêtent pas, elles !

Indymedia Toulouse a besoin de faire une pause pour repenser sa démarche, ses liens vis à vis de ses lecteurs, ses posteurs...

Indymedia Toulouse à besoin de vous !

Indymedia Toulouse lance un appel à tout ceux et à toutes celles qui pense que ce site a sa raison d’être et qui veulent s’y impliquer.

Indymedia Toulouse ne peut exister que si il est soutenu par un collectif "militant" qui sait tirer des bilans et envisager un média libre, pour les luttes futures dans ce monde "en crise".

Indymedia Toulouse se tait en attendant "la relève" ! Plus la peine de poster, nous désactivons les fonctions de "l’OpenPublishing". Cependant si vous souhaitez apporter des commentaires, votre soutien, votre participation future, laissez nous un message et vos coordonnées dans le dernier poste de la colonne intitulée "Infos locales" sous le titre : SOUTIEN A INDYMEDIA TOULOUSE ! Ces messages de ce forum ne seront vus que par "l’équipe actuelle", et nous estimerons l’opportunité d’organiser une réunion avec les "nouvelles bonnes volontés " pour relancer un véritable projet militant...

Indymedia Toulouse veut vivre !

publié le 1er octobre 2011  |   dernière modification le 3 octobre 2011  |    Commenter cet édito    

Indignez vous !

Prenons la rue ! Democracia Real Ya ! Yes We Camp ! Rendez vous tous les soirs place du Capitole à 19h

Depuis quelques mois, les peuples du monde sont en ébullition et se mobilisent par millions. Quand ce n’est pas contre une réforme, comme les retraites par exemple l’hiver dernier en France, c’est contre les plans d’austérités comme en Grèce ou au Portugal. La révolution dans nombre de pays du Maghreb (Tunisie, Égypte, Algérie...) ont montré la voix pour dégager les pontes au pouvoir.

Nous ne voulons plus être des marchandises ! Place de la Kasbah (Tunis), Place Tharir (Caire), Place Syntagma (Athène), Place Puerta del Sol (Madrid) et à travers toute l’Espagne, en Italie et dans une vingtaine de grandes villes de France des hommes et des femmes se rassemblent et partagent la parole... Pour les exclus et les oubliés. Ceci est un appel aux intellectuels. Ceci est un appel aux libre-penseurs. Ceci est un appel pour les poètes. Un appel aux forts. Et un appel pour les faibles. Ceci est un appel à la jeunesse, à la sagesse, à l’intelligence.

Depuis plus d’une semaine, issu de ce fort mouvement, que l’on voudrait libertaire et international, où le point de départ est Madrid en Espagne (pour le Mouvement des Indignés), tous les soirs à 19h00, à Toulouse sur la place du Capitole se tient un forum, une assemblée général qui regroupe chaque soir 2 à 300 personnes, où toutes et tous peuvent s’exprimer.

La tolérance du pouvoir à ses limites… Pour le moment à Toulouse le pouvoir tolère cette initiative, mais à viré la dizaine de campeurs de la place du Capitole, et la répression est apparue dans d’autres ville, Barcelone, Paris…

Vigilance antifasciste ! Les ennemis de la liberté ont bien compris que là où les espaces de liberté se développent, leur liberté d’expression de faschos se réduit, une vingtaine de néo-nazi ont voulu déjà en découdre vendredi soir… (à pour-suivre) !

SCALPons les !

Quelques liens pour plus d’infos :

Sur Toulouse

Le blog

Sur demo

Des photos, vidéos

En Direct de la Plaza del Sol Madrid

lamauvaiseherbe

citizenside

REELLE DEMOCRATIE

publié le 1er juin 2011  |   dernière modification le 4 juin 2011  |    Commenter cet édito    

SOLIDARITE AVEC LES ENFERMEES

L’enfermement carcéral joue un rôle social de repoussoir en produisant une peur nécessaire au maintien de cette société.

Bien plus qu’une simple répression, qu’un moment de contrôle, de sanction des actes « délictueux », c’est un ciment nécessaire à l’État pour permettre au capitalisme de continuer à se développer dans ses nouvelles formes.


L’ Envolée, journal critique du système carcéral et judiciaire, et du monde qui le génère a 10 ans.

Fête de soutien à l’envolée pour la parution du numéro 30 samedi 21 mai à partir de 18 heures au Hangar 8 impasse de bagnolet.


Depuis dimanche 8 mai, à la prison pour mineurs de Lavaur dans le Tarn, une mutinerie a lieu, entrainant son lot de mesures répressives.

RDV pour organiser la solidarité avec les enfermées de Lavaur et d’ailleurs Jeudi 19 mai à 20h30 au centre social autogéré

publié le 17 mai 2011  |   dernière modification le 17 mai 2011  |    Commenter cet édito    

LOPSI : L’Etat criminalise les marges

L’état, ou les états mondialisés du monde occidental, ressemblent de plus en plus à une gigantesque forteresse assiégée. A l’extérieur on traque les hordes de terroristes jusque dans les montagnes d’Afghanistan. Ici on fait la chasse aux « ennemis intérieurs » : islamistes, "ultragauche", Roms -selon la saison- autant de monstres présentés à l’ouverture du journal télévisé de 20h pour inquiéter la population. La forme du pouvoir de ces Etats se transforme peu à peu en un Ministère de la Peur Permanente. La loi LOPPSI 2 s’inscrit dans une liste déjà longue de lois scélérates de droite, mais aussi de gauche : plus d’une dizaine de lois sécuritaires depuis les inénarables attentats du 11 septembre 2001. Faute de pouvoir satisfaire les revendications de hausse de pouvoir d’achat des classes populaires, le gouvernement choisi depuis son discours de l’été à Grenoble d’appliquer le programme du Front National, c’est à dire de Vichy : dénaturalisation, enfermement ou expulsion des "faux Français", hier les Juifs et les Roms, aujourd’hui les Musulmans et les Roms. Pourtant qu’il s’en prenne au régime de retraite, qu’il durcisse les lois pénales, ou qu’il stigmatise les Musulmans, c’est toujours à "la France d’en bas" que s’attaque le gouvernement, celle des classes populaires ou précarisées. Mais ne nous y trompons pas ces agressions s’adressent aussi à toute la population : ce sont l’ensemble des acquis sociaux est des libertés qui sont remis en cause. C’est le prix à payer pour rembourser les milliards prêtés, donnés aux banques…

Ils ne nous empêcheront pourtant jamais de rêver à une autre société faite de partage et de solidarité, alternative à ce système capitaliste !

publié le 24 décembre 2010  |   dernière modification le 24 décembre 2010  |    Commenter cet édito    

Vers un mouvement social

Ce qu’il était convenu d’appeler les "journées d’actions" contre l’allongement de la durée légale de cotisation des retraites se transforme peu à peu en mouvement social : quelque chose qui déborde, ne répond plus aux commandes des appareils, a sa dynamique propre, autonome.

Lycéens, étudiants, électrons libres donnent un tour nouveau au manège des centrales syndicales, du reste souvent dépassées par leur base. De blocages en assemblées de base apparait un processus qui pourrait éclaircir la Nuit Sarko-capitaliste. .

  • Sites internet

- D’autres infos sur le site de l’Assemblée Saint-Sernin Toulouse en lutte
- Le site du comité de lutte du Mirail
- http://toulouse.demosphere.eu/
- Ailleurs en France sur les Indymedia Grenoble, Lille, Nantes, Paris, Auvergne.
- D’autres collectifs de contre information à Lyon, Dijon,le Jura Libertaire, http://engreve.wordpress.com/

  • Brochures

- A propos des retraites et de l’utilité à faire grève

  • Radio et sons

- Antenne ouverte sur Canal Sud 92.2 FM pendant le journal du lundi au vendredi de 12h à 14h
- Réécoutez l’émission Zéro Hebdo. Vous pouvez retrouvez les émissions Zéro Hebdo en podcast à parution aléatoire à cette adresse http://radio.indymedia.org/fr/podcast ?keys=fpp ou ici
- Reportages sonores sur le mouvement sur le site de sons en lutte

  • Vidéos et Photos

- Des vidéos mouvement toulousain sur TV Bruit
- Photos sur le mouvement en France

  • Asssemblées et réunions

- AG tous les soirs 18h bourse du travail. Chômeur-euses, précaires, retraité-es, salarié-es, lycéen-nes, étudiant-es, retrouvons-nous chaque soir à 18h devant la bourse du travail pour échanger informations et perspectives de luttes !
- 24/10 : L’Assemblée Populaire Ponzan
- 25 octobre à 19h à canal sud : ON BLOQUE TOUT !!! ON LÂCHE RIEN !!!
- Assemblée générale contre la réforme des retraites ; Fac du Mirail-Mardi 19 à 12H
- Semaine contre la repression au mirail du 19 au 22 octobre

publié le 18 octobre 2010  |   dernière modification le 27 octobre 2010  |    Commenter cet édito    

Contre toute forme de fichage : refus de prélèvement ADN

En à peine trois ans, nous avons vu des techniques balbutiantes d’identification par l’ADN débarquer massivement dans les commissariats et les prétoires, jusqu’à s’intégrer dans la routine policière et judiciaire ; pour en arriver à la situation actuelle avec un fichier comprenant aujourd’hui près d’un million de profils ADN, alimenté au rythme de 25 000 prélèvements par mois.

En 1998, le PS instaure (Loi Guigou) le fichage génétique des auteurs de crimes sexuels(le FNAEG). Décomplexés, certes, mais encore un peu timides, les socialistes laissent le soin à leurs homologues revenus aux affaires en 2002 de se doter des moyens matériels et juridiques à la mesure de leurs ambitions, et l’identification génétique devient en quelques années un dispositif de plus dans la gestion des populations.

En 2003, avec la Loi Sarkozy, s’ajoutent les suspecté-e-s ou condamné-e-s pour la quasi-totalité des crimes et délits d’atteinte aux personnes et aux biens, excepté les délits financiers, le tout sans limite d’âge.

En 2004, suite à la Loi Perben 2, s’ajoutent les condamné-e-s à plus de dix ans de prison. Le 31 mai 2006, une circulaire du ministère de la justice simplifiait la procédure de fichage ADN : désormais, les laboratoires privés ne sont plus tenus d’envoyer l’intégralité des résultats d’analyse aux magistrats mais la mention de la découverte, ou non, d’un rapprochement entre le profil génétique envoyé et ceux présents dans la base de données. D’autre part, les employés des laboratoires privés chargés d’effectuer les analyses génétiques pour le compte des magistrats et des officiers de police judiciaire des laboratoires d’analyse n’auront plus à prêter serment, par écrit, qu’à l’occasion de leur première réquisition, et non, comme ils devaient le faire jusqu’alors, à chacune des opérations d’analyses qui leur seront confiées (Le Monde, 03/07/07).

Un an plus tard, la nouvelle loi sur la « prévention de la délinquance » concrétise l’essentiel de ce projet. Votée en mars 2007, cette loi multiplie les outils de fichage des comportements jugés "déviants". Cette politique de "marquage" précoce de la population accompagne le renforcement des dispositifs de contrôle et de répression. Depuis 1995, les législations ont été durcies et étendues par tous les gouvernements, de Gauche comme de Droite. Les emprisonnements sont de plus en plus nombreux. En l’espace de 15 ans, la population carcérale est passée de 40 000 à 58 000 (+45%), alors que, dans le même temps, la population française n’a augmenté que de 5 %. Cette logique carcérale touche également les mineurs, à travers la création en 2002 des centres éducatifs fermés (CEF) et la création des établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM). Parallèlement, de nouvelles technologies de contrôle sont progressivement déployées sur le territoire : bornes biométriques(il faut habituer les enfants très tôt) déjà installées dans de nombreux lycées et même pour accéder à des cantines d’écoles primaires ; vidéosurveillance "intelligente", c’est-à-dire capable de reconnaître automatiquement des visages ou des comportements ; puces RFID, permettant le stockage et la lecture de données à distance.

Ces technologies de surveillance vont de pair avec une augmentation du fichage, dans tous les domaines (administratifs, judiciaires, immigration...). La police a de plus en plus facilement accès à ces informations, à notre insu, sans aucun réel contrôle démocratique. Dernière nouveauté : la création, le 1er juillet 2008, d’une nouvelle direction centrale du renseignement intérieur, qui donna lieu à de nouveaux fichiers, issus de la fusion entre la DST et les RG. Tout ce qui a trait au terrorisme, et à la protection des intérêts vitaux de la France va dans un fichier RI protégé par le secret défense ; tout le reste, en gros tout ce qui concerne le renseignement en milieu "ouvert", est versé dans un nouveau fichier joliment baptisé Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Le 1er janvier 2008, les fichiers de la police et de la gendarmerie, STIC et Judex, sont fusionnées. Rappelons que leurs données concernant les personnes majeures sont en principe conservées vingt ans (quarante ans en cas d’infractions graves), cinq ans pour les mineurs (dix à vingt ans selon la gravité des faits), et quinze ans pour les victimes. (Le Monde, 05/05/08)

Alors que le capitalisme impose partout le profit règne et produit les désastres sociaux et environnementaux que l’on connaît, l’Etat se fait de plus en plus pénal, intrusif et omniprésent. Dans un tel contexte, ce n’est pas un hasard si le fichage ADN vise désormais les militant-e-s politiques. Les faucheurs et faucheuses d’OGM qui refusent la main-mise des multinationales sur le monde agricole. Les anti-pubs qui refusent le matraquage capitaliste permanent et la colonisation de notre imaginaire. Les syndicalistes qui manifestent contre la destruction du code du travail ou les délocalisations. Les étudiant-e-s anti-CPE qui protestaient contre une loi injuste. Ce n’est pas un hasard si, en revanche, le fichage génétique ne concerne pas les délits financiers, la « délinquance en col blanc », les abus de biens sociaux et autres détournements financiers. En pénalisant les actes de contestation politique, le fichage ADN contribue à diffuser un sentiment de peur. La peur de s’opposer aux lois, de désobéir, de se révolter, la peur de lutter contre un ordre social injuste.

Tout compte fait, on aurait tort de ne pas prendre au sérieux la frénésie de réformes de « modernisation » des services publics — du moins pour ce service particulier qu’est le maintien de l’ordre : pratiques policières et judiciaires, cadre législatif et propagande médiatique tiennent la cadence, et, en la matière, l’administration a une longueur d’avance sur les administrés.

Soutien pour refus d’ADN

Brochures

Ressources

Ressources Vidéos

  • Réunion publique du groupe la sociale de la fédération anarchiste [Rennes] du 11 décembre 2008 : "fichage, contrôle social, biométrie, de quelle société voulons-nous ?"

Liens Internet

Image : Quelques bonnes raisons de refuser le fichage ADN

JPEG - 146,2 ko
publié le 8 septembre 2010  |   dernière modification le 5 octobre 2010  |    Commenter cet édito    

"La vengeance du roi s’appelle justice" : De Villiers-le-Bel : le procès d’une révolte, En passant par Toulouse : Solidarité avec les 7 étudiant-e-s inculpé-e-s du Mirail

Libérons les inculp-é-es de Villiers-le-Bel

Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin sont tués lors d’une collision entre une voiture de police et leur moto, les flics bénéficient d’un non-lieu. S’ensuivent plusieurs nuits d’émeutes et quatre jeunes de Villiers-le-Bel passent devant le juge à partir du 21 juin prochain ]. Ils sont accusés de « tentative d’homicide volontaire sur représentant de la force publique », sur la base de témoignages anonymes rémunérés, et risquent plusieurs années de prison.

Pour l’État, un noir à capuche blanche est un barbare, un blanc à capuche noire, un militant politique. Nous sommes tous du gibier à flic, mais on oublie trop souvent que la répression ne nous frappe pas tous avec la même violence.

Dans les quartiers populaires, le maintien de l’ordre au quotidien, l’occupation policière et les contrôles sont d’une toute autre violence que dans les centre-villes. Les inculpés de Villiers payent le prix de ce corps à corps quotidien contre l’État, de cet affrontement à la fois subi et choisi.

Sur Toulouse

  • Mardi 15 à 18 h00 aux Pavillons Sauvages : Libérons les inculpés de Villiers-le-Bel : Rencontre/Débat avec des personnes du comité de soutient de Villiers-le-Bel aux Pavillons Sauvages(23 avenue Jean Dagnaux-métro canal du midi), ci-joint le tract.

Autres Dates

  • 18 juin - Paris - Débat à partir de 18h, et concerts à partir de 21h30. CIP (Coordination Intermittents et Précaires), 14-16 Quai de la Charente, 75019 Paris
  • Vendredi 18 juin à Lyon, Concert en soutien aux incarcérés de Villiers-le-Bel. A partir de 21h, au 20-22 rue Imbert Colomes (métro Croix Paquet)
  • 19 juin - Pontoise - Manifestation 15h devant la gare
  • Derniers rebondissements procès de Villiers le bel et Rassemblements le 1, 2 et 3 Juillet

Liens et Ressources

Appel à solidarité avec les 7 étudiant-e-s inclupé-e-s du mirail

L’an dernier, un mouvement social massif avait lieu sur toutes les universités de France. Sur la faculté de Toulouse le Mirail se déroulèrent : plus de 4 mois de grève, des Assemblées Générales jusqu’à plus de 2500 personnes, beaucoup de manifestations et d’actions. Il s’agit d’une lutte historique par sa longueur, sa massification et sa dureté.

Plus encore que lors des grèves précédentes où elle était déjà présente, la répression a connu en 2009 une amplification inquiétante. Répression policière sur nos camarades lors des manifestations et des actions (coups de matraque, jets de bombes lacrymogènes, tirs de flash-ball, arrestations arbitraires...) mais également répression de la part des directions universitaires, qui n’hésitent plus à envoyer les forces de l’ordre sur les campus dans le but de casser la grève.

Par exemple, à la demande du président, à l’université du Mirail 20 fourgons de CRS étaient postés aux abords de la fac pendant une bonne semaine, et des cordons de CRS étaient chargés de « protéger » la reprise des activités pédagogiques.

Devant l’efficacité des méthodes policières, l’administration ne s’est pas arrêtée là. En effet, elle n’a pas hésité à donner à la police une liste de noms et de numéros de téléphone d’étudiant-e-s ayant participé au mouvement, de prétendues preuves et des témoignages mensongers. S’en est suivi une série de convocations au commissariat durant l’été 2009, pour les motifs suivants : « vol de denrées alimentaires et de papeterie », « tentative de vol d’électroménager », « destruction de biens publics », « coups dans les testicules ». Des motifs aussi farfelus que fantaisistes dont le seul but est d’incriminer des acteurs et actrices visibles de la lutte sociale.

Le 5 mars dernier, c’est-à-dire 1 an après les faits, 7 personnes ont été reconvoqué-e-s au commissariat de police pour leur signifier leur mise en examen. Il y aura donc un procès le 24 juin prochain à 8h30 au Tribunal de Grande Instance de Toulouse, contre des étudiant-e-s dont le seul crime est d’avoir osé lutter. Ces 7 personnes encourent des centaines de milliers d’euros de réparations, d’amendes et de dommages et intérêts. Ils encourent également des refus d’inscription à l’université, des interdictions de travailler dans le social et l’éducation, des peines avec sursis, et des travaux d’intérêt général.

Cette attitude se place dans un cadre plus général de répression nationale contre toutes celles et tous ceux qui luttent aujourd’hui. Partout l’arsenal répressif se répand et se durcit, que ce soit sur le secteur du travail (Continental, Molex, Freescale…) ou tout autre secteur de lutte (quartiers populaires, prisons, hôpitaux, éducation…). La faculté du Mirail en est un exemple : pendant que les universités sont bradées à la première entreprise venue, on n’oublie pas de faire payer ceux et celles qui n’ont pas renoncé à une université critique et populaire.

Rassemblement sur Toulouse

Liens

publié le 14 juin 2010  |   dernière modification le 22 juillet 2010  |    Commenter cet édito    

Pression sur les quartiers populaires de Toulouse, une expression du GPV ?

Pression sur les quartiers populaires de Toulouse

Sans attendre, on anticipe déjà l’avenir souriant sinon radieux promis aux « quartiers » en puisant à nouveau dans le champ lexical du « renouvellement urbain ». Ministres et élus municipaux, urbanistes et chefs de projets, journalistes et publicitaires parleront ainsi à l’unisson de « renaissance », de « revitalisation », de « régénération ». ... Il se trouve, néanmoins, que cette dénomination reste fâcheusement connotée en France. Même si les ressortissants de ce pays ont la réputation — justifiée — d’avoir la mémoire courte, beaucoup se souviennent d’un slogan qui, dans les années 60, faisait rimer « rénovation » et « déportation ». Jean-Pierre Garnier, rénover pour renouveler

Nous avons mis à disposition du lecteur plusieurs dossiers (sonores, écrits) relatifs à l’expression de l’urbanisme de rénovation de Toulouse mais aussi des écrits sur l’historique de telles politiques. Ils comportent ainsi des témoignages. Les documents sonores sont à écouter avec vlc ou winamp.

La pression policière qui s’exerce aujourd’hui comme hier n’est que l’expression d’une volonté de renouveler, nettoyer les quartiers populaires pour rendre accessible à la rénovation urbaine ces quartiers, déplacer les pauvres.

Témoignages sur les quartiers toulousains

Urbanisme, rénovations urbaines

Guide Juridique

publié le 4 mars 2008  |   dernière modification le 1er mai 2011  |    Commenter cet édito   |  27 Commentaires 

Voir les autres éditos ...

copyleft copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

Suivre la vie du site syndiquer les éditos |  Suivre la vie du site flux rss |  Site réalisé avec spip 1.9.2d [11132] |  Version du squelette : 3.0

Valid XHTML 1.0 Transitional