Chaque année, l�CL et l�LS organisent des Rencontres ouvertes à celles et ceux que les thèmes choisis pour les débats intéressent. L�dée est de profiter de la période estivale pour échanger autour de ces thèmes ou d�nvestissements militants sur lesquels nous avons peu le temps de discuter au quotidien. Il ne s�git pas pour autant d�ne université d�té où l�n écouterait la bonne parole ou ferait des cours de rattrapage. Nous souhaitons offrir un espace de dialogue, d�change formel comme informel. Les débats se tiennent « à la fraîche », à 21h, après le repas du soir. Les journées offrent de vastes temps libres qui peuvent permettre des débats non prévus. Cela laisse la place à toutes les personnes qui voudraient partager une expérience, présenter une lutte particulière... ou consulter la vidéothèque, la librairie et les tables de presse.
Côté pratique, nous sommes accueilli-e-s dans une ferme (élevage en activité) qui met à disposition un local collectif. Ce local a une histoire, il a été construit à la fin des années 70. Au sortir d�xpériences de vie communautaire après s�tre installé en Ariège pour travailler la terre, il a paru nécessaire de construire un hangar fait de bric et de broc, avec beaucoup de monde pour participer à la construction - des voisins, des gens de la ville et des alentours - afin de créer un lieu collectif, hors du jeu de la société. Il a été inauguré par des jeunes venant de la cité du Mirail de Toulouse. Celles-ci et ceux-ci y passaient leurs vacances en échange d�ne aide aux travaux de la ferme. Ce lieu sert depuis toujours à de multiples initiatives que ce soit de la part d�ssociations locales, ou simplement des activités partagées comme y « faire » le cochon ou des confitures ensemble, réfléchir au « droit paysan » ou bien travailler sur un journal anti-carcéral. Depuis de nombreuses années les rencontres de l�CL s� déroulent, puis en co-organisation avec l�LS, pour 10 jours de débats en soirée, d�teliers de réflexion les après-midi et cela chaque été. On peut y ajouter des présences éphémères de personnes qui rêvent à leur installation dans la région. L�ntretien et la gestion du lieu utilisé régulièrement par l�CL depuis longtemps se font avec les initiateurs et l�CL pour ce qui est de la globalité ; mais l�ménagement du lieu, les ustensiles de cuisine mis à disposition sont sous la responsabilité de toute personne utilisatrice pour un temps du « hangar ». Il s�git d�n espace politique au sens premier du terme, qui n�ppartient pas plus à qui s�n sert et l�ntretient qu� d�utres ; ce lieu se veut accessible aux nécessités d�rganisation de résistance au système dans un esprit d�utonomie, d�ndépendance, d�change et de partage des savoirs et savoirs-faire.
Nous avons à disposition un local comprenant un coin cuisine, une salle de repas, une pièce pour les débats, des sanitaires (douches, lavabos, WC) et des prés pour camper (prévoir une tente, seul mode de logement possible). Pour ne pas gêner les travaux quotidiens de la ferme, un parking pour les voitures (autres que camping-car) est disponible à dix minutes à pied. Pour la même raison les chiens sont malvenus. La vie quotidienne est collective : les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes. Chaque jour, une équipe s�ccupe des courses et des deux repas de 13h et 19h en fonction d�n budget précis. Une seconde équipe s�ccupe de la vaisselle, de la propreté des sanitaires, de la salle de réunion et de l�ntretien quotidien du lieu. Les tarifs comprennent les trois repas et les frais de fonctionnement du lieu. Ils sont établis en fonction des revenus par souci égalitaire. Les tarifs journaliers s�chelonnent de 5 à 20 euros selon les revenus ; le séjour est gratuit pour les bébés mais un tarif de 5 euros par jour est demandé pour les enfants.
Pour plus de renseignements, et s�nscrire à l�vance, s�dresser à :
Organisation Communiste Libertaire, c/o Egregore B.P. 1213 51058 Reims Cedex lechatnoir [a] club-internet.fr
Offensive Libertaire et Sociale c/o Mille Bâbords 61 rue Consolat, 13001 Marseille ols [a] no-log.org
Samedi 24 juillet : accueil
Dimanche 25 : infrastructures et aménagement du territoire
Autoroutes, voies rapides, lignes ferroviaires à grande vitesse, aéroports, super-ports maritimes... : le capitalisme globalisé colonise toujours plus les espaces et le temps pour accroître ses profits, et cela au nom du « progrès », du « développement », de « l�ntérêt général ». La création perpétuelle de grandes infrastructures favorise les flux massifs de marchandises y compris humaines, contribue à l�ccroissement de l�rbanisation et à la concentration des richesses, accentue les inégalités sociales et territoriales. Pour les espaces traversés, ces infrastructures constituent un désastre écologique, socio-économique, culturel et humain. De plus, les populations sont non seulement tenues à l�cart de toute prise de décision mais encore brutalement réprimées lorsqu�lles manifestent leur opposition. Nous voulons analyser plus particulièrement les luttes menées contre certains projets d�nfrastructure (TGV Lyon-Turin dans le Val Susa, au Pays Basque, Aéroport près de Nantes...) Pourquoi ces luttes naissent-elles dans certains territoires et pas dans d�utres ? Quelles couches sociales touchent-elles ? Quelles sont leurs forces, leurs limites ? Quels rapports entretiennent-elles avec la légalité/l�llégalité, avec les institutions, les élus ? Quelles formes d�ction prennent-elles ? Quels liens tissent-elles entre elles et avec des luttes sur d�utres terrains ? Posent-elles des problèmes politiques de fond et amorcent-elles des éléments de projet de société en rupture avec le capitalisme ?
Lundi 26 : Luttes des sans papiers
Un historique des luttes à Calais introduira un débat plus large sur les luttes (voir article de Courant alternatif mai 2010 �a grève des travailleurs sans-papiers : une lutte exemplaire gâchée par les appareil�. On fera aussi un bilan de la marche qui se termine à Nice le 31 mai.
Mardi 27 : Théâtre : Karl Marx, le retour, par la compagnie Calabasse théâtre
Howard Zinn a imaginé Karl Marx venant aujourd�ui nous rendre des comptes qu�l ne nous doit pas. « J�i écrit cette pièce à une période où l�ffondrement de l�nion soviétique générait une liesse presque universelle : non seulement l�ennemi�était mort, mais les idées du marxisme étaient discréditées (...). Je voulais montrer Marx furieux que ses conceptions eussent été déformées jusqu� s�dentifier aux cruautés staliniennes. Je pensais nécessaire de sauver Marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient installé l�mpire de la répression, mais aussi de ces écrivains et politiciens de l�uest qui s�xtasiaient désormais sur le triomphe du capitalisme. Je souhaite que cette pièce n�claire pas seulement Marx et son temps, mais également notre époque et la place que nous y tenons. » Dans cette pièce en un acte, on croise Bakounine, Proudhon, sa femme Jenny et ses filles et, bien sûr, Engels. On passe par Paris et la Commune, Bruxelles, Londres. Seul en scène, un comédien de Calabasse théâtre nous livre l�ntimité de Karl Marx, ses �vres, ses pensées, ses colères, ses faiblesses, son arrogance et sa rage contre le capitalisme d�ier et d�ujourd�ui.
Mercredi 28 : Réflexion sur les services publics et les luttes qui s� déroulent
La période récente est marquée par de nombreuses luttes dans les (ex ?) services publics : sauvons la poste, mouvements dans les hôpitaux, grèves dans l�ducation nationale « de la maternelle à l�niversité »... Comment nous positionnons-nous dans ces luttes auxquelles nous participons souvent alors que nous avons toujours critiqué la notion de service public ? Comment analysons-nous leur restructuration et leur privatisation en cours ? La notion de défense des services publics devrait pousser à des modalités de luttes associant les « usagers », elle devrait contenir des germes d�nti-corporatisme. Peut-on l�bserver ? Comment, sous quelles formes ? Y a-t-il de réels points communs entre les luttes de ces différents secteurs, ou juste un rassemblement artificiel tenté par les syndicats au nom d�ne logique institutionnelle ? Des passerelles entre ces luttes sont-elles possibles sans passer par les fourches caudines de la bureaucratie syndicale ?
Jeudi 29 : Anti répression
La répression dans l�exagone n�st sans doute pas plus forte qu� d�utres époques pas si lointaines : qu�n se rappelle le GAL, le massacre d�uvea, les nombreuses « bavures des années 86-88 (Pasqua-Pandraud et Mitterrand président). Mais ce qui a changé c�st que cette répression a tendance à trouver en face d�lle un coprs social de plus en plus individualisé et déstructuré. Plus anciennement encore il existait une « sociabilité » des pratiques, un langage, un comportement qui mettait en relation des pans entiers de la population et qui permettait de mieux résister. Les comités qui luttent actuellement contre la répression se doivent de prendre cette réalité en compte et d�largir la notion de solidarité à la reconstitution d�n corps social moins individualisé et moins groupuscularisé. �ver à l�uverture plutôt qu� une stratégie du camp retranché, ouvrir des champs de parole plutôt que d�nvective. Des tentatives et des expériences se font jour�Parlons-en.
Vendredi 30 : être ou ne pas être dans la société
La volonté affirmée d�pposer un �ci et maintenant�aux �alendes grecques�offertes traditionnellement par les différentes tendances gradualistes des mouvements révolutionnaires, pour positive qu�lle soit, peut aussi s�ccompagner d�n repli sur des micros milieux, voire uniquement sur soi. Cela peut rejoindre un individualisme classique dans le mouvement anarchiste, mais peut aussi prendre l�spect d�n regard �sthétique� et donc distancié et méprisant, sur les autres et sur le monde en général. Or, on ne peut créer des îlots désaliénés au sein d�ne société structurellement aliénée, des plages de communisme au sein du système capitaliste, on le sait. Si l�bjectif de toute action politique c�st de changer le monde nous devons considérer que c�st dans ce monde aussi, tel qu�l est, que l�n peut trouver des éléments qui tranchent avec la conformité et l�liénation. Le travailleur n�st pas qu�n robot, c�st sa créativité qui fait aussi fonctionner le système : c�st dans cette manifestation de l�liénation que résident aussi les éléments qui peuvent rendre le changement possible. Tout militant, aussi radical qu�l soit, n�st pas totalement différent du reste de la population. Militer c�st partir du principe que c�st dans l�ction que les chosent changent et évoluent et pas dans le repli où on ne côtoient que ses semblables et sa tribu.
Samedi 31 : quelle type d�rga pour les anars, plateformisme
L�narchisme, combien de divisions ? Le développement de luttes et de mouvements à caractère anarchistes à la faveur des luttes anti-mondialisation est un phénomène visible ces dernières années, amplifié pour partie par les nouvelles technologies de l�nformation telle qu�nternet et le réseau global. La question de l�rganisation de ces forces émergentes se pose au niveau international comme dans chacun des pays concernés, ravivant de vieux débats dans un courant anarchiste historiquement tiraillé, au nom de l�fficacité, entre spontanéisme, unité des libertaires, cohésion politique. Les positions dites « plateformistes » semblent connaître un nouvel essor, ravivant paradoxalement un peu partout dans le monde, des formes européennes d�rganisation et de militantisme dépassées tant historiquement que socialement. Comment s�rganiser, avec qui et pour quoi faire ? Ces questions restent bien d�ctualité, et il n�st jamais inutile de se les poser, à défaut de pouvoir y répondre définitivement�
Dimanche 1er Août : en finir avec la Françafrique
Cinquante ans après les indépendances officielles des anciennes colonies françaises d�frique, 2010 a été décrétée Année de l�frique par Nicolas Sarkozy. Mais il n� a rien à célébrer car, depuis 1960, l�mprise de la France sur ces pays n� jamais cessé. Les mécanismes du système françafricain ont remplacé et prolongé la domination coloniale. Ce que l�n appelle la Françafrique, c�st un système très sophistiqué aux multiples rouages qui maintient un joug constant au profit des intérêts français et des élites locales corrompues. Cette oppression, qui prend place dans un système capitaliste mondialisé, est soigneusement entretenue par les diverses institutions internationales et toutes les politiques de développement mises en place depuis la fin de la guerre. Il est donc urgent et indispensable de détruire la Françafrique comme une des expressions du néo-colonialisme et de l�ppression capitaliste.
Lundi 2 : Libération sexuelle
Si l�n en croit ce qu�n entend partout aujourd�ui, nous vivons dans une société où le plaisir est à la portée de toutes et tous. On a la pilule, l�vortement. L�dultère n�st plus puni. Le concubinage est une chose banale. Les homosexuels peuvent vivre leur vie, voire même se marier, summum de l�galité avec les hétérosexuel-le-s (Et les lesbiennes ? Et les bi ? Et les autres ?). Tout ça grâce aux mouvements sociaux des années 1960 et 1970 qui, s�ls n�nt pas déclenché une révolution totale, ont du moins permis la libération sexuelle. Il semble pourtant que certaines questions soulevées par le mouvement féministe des années 1970 sur la sexualité soient retombées, voire passées de mode, que ce soit dans le mouvement féministe ou le mouvement libertaire. Qu�n est-il de la critique du couple et de la famille ? De la centralité de l�étérosexualité ? De la notion de consentement ? Ce sont des questions essentielles sur lesquelles nous pourrons échanger pour imaginer ensemble une sexualité libérée.
Mardi 3 : L�ducation populaire, une voie vers l�mancipation ?
L�ducation populaire, en tant que démarche collective et politique, permet de se réapproprier le savoir et par là même le pouvoir sur sa vie. Il est important qu�lle se construise dans l�change. Â chaque âge, on apprend et on peut apporter des connaissances et des savoirs aux autres�Il faut défendre l�ducation populaire comme une pratique émancipatrice et un outil de résistance à la culture de masse et aux systèmes de domination. Une éducation populaire pour et par le peuple qui ne soit pas le monopole d�ne culture académique et qui ne s�nscrive pas dans un système marchand et consumériste.
Mercredi 4 : Lutte des chômeurs
Le chômage n�st pas le contraire du travail. C�st un moment du travail. Dans sa formulation présente le problème du chômage, est plus encore celui de l�mploi de la vie même. La situation inédite crée par la fusion ANPE/Assedic, le chaos généré par l�ugmentation sans précédent des inscriptions au Pole Emploi, le contrôle social et la mise au pas toujours plus grande généré par le RSA et les méthodes des mercenaires de l�NPE (coach et autres prestataires) impliquaient une réaction. Celle ci se développe ici ou là avec le développement de pratiques d�utodéfense collective dans les agences Pole Emploi et avec la création d�ne coordination nationale "grève des chômeurs" ? Quelles perspectives pour ce mouvement ? Où en sommes nous aujourd�ui ? Comment faire pour recréer le potentiel subversif qu�vaient pu susciter les précédents mouvements de chômeurs ?
Jeudi 5 août : rangement
Plus d�nfo sur le lieu, les tarifs, l�rganisation etc
Organisation matérielle des rencontres
Un lieu en Ariège Nous contacter pour les moyens d�ccès.
par courrier : egregore - BP 1213 - 51058 reims cedex par courriel : oclibertaire(a)hotamail(.)com Téléphone : 05.61.65.80.16 ( à partir du 25 juillet)
Les repas et l�rganisation du quotidien
Les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes. Chaque jour, une équipe "bouffe" s�ccupe des courses et des deux repas à heures fixes de 13 h et 19 h en fonction d�n budget quotidien (le petit déjeuner est autogéré service/vaisselle). Une seconde équipe s�ccupe de la vaisselle, de la propreté des sanitaires, de la salle de réunion et de l�ntretien quotidien du lieu.
Les prix, les tarifs
Ils comprennent les trois repas et les frais des rencontres et sont établis en fonction des revenus par souci égalitaire. Le séjour est gratuit pour les bébés mais un tarif de 5 euros par jour est demandé pour les enfants.
TARIFS JOURNALIERS EN FONCTION DES REVENUS :
5 euros si inférieurs à 400 euros /MOIS 7 euros entre 400 et 700 euros 8 euros entre 700 et 800 euros 9 euros entre 800 et 900 euros 10 euros entre 900 et 1 100 euros 12 euros entre 1 100 et 1 200 euros 14 euros entre 1 200 et 1 500 euros 18 euros entre 1500 et 2000 euros 20 euros si supérieurs à 2000 euros